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L’AFCN, le SCK CEN et la Défense effectuent un vol d'essai avec un hélicoptère au-dessus de la centrale nucléaire de Tihange

Mesures précises de la radioactivité dans les situations de crise nucléaire
L’AFCN, le SCK CEN et la Défense effectuent un vol d'essai avec un hélicoptère au-dessus de la centrale nucléaire de Tihange

Als er zich een nucleair ongeval voordoet, dan is het zaak om snel en nauwkeurig de radioactiviteitsniveaus over een uitgestrekt gebied in kaart te brengen. Dat gebeurt vaak vanuit de lucht, met een helikopter. Na het kernongeval in het Japanse Fukushima in 2011 bijvoorbeeld werden helikopters ingezet waaraan meettoestellen waren bevestigd, om zo snel de radioactief besmette gebieden te kunnen bepalen. Om het detectiesysteem te testen en om te trainen om het systeem zo snel mogelijk gebruiksklaar te maken in de helikopter, voerden het Federaal Agentschap voor Nucleaire Controle (FANC), het nucleaire onderzoekscentrum SCK CEN en Defensie vandaag een testvlucht uit boven de kerncentrale van Tihange.

Comment cela fonctionne-t-il ?

La méthode de mesure est appelée spectrométrie gamma aérienne (Aerial Gamma Spectrometry, AGS). La radioactivité gamma est donc mesurée à partir de l'air. Le rayonnement gamma est un type de rayonnement ionisant extrêmement pénétrant. Il traverse tout ce qui est moins dense qu’un bloc d’acier épais. Il s'agit donc d'un type de rayonnement contre lequel les personnes et l'environnement doivent être protégés.

Lorsque les détecteurs d'un hélicoptère survolent une zone, ils sont capables de recueillir suffisamment de statistiques et ainsi déterminer le niveau de contamination en quelques secondes. Les résultats des mesures sont immédiatement affichés sur un ordinateur à bord de l'hélicoptère, ce qui permet aux chercheurs d'interpréter les données pendant le vol.

Qu'est-ce qui est mesuré ?

Les radio-isotopes sont des substances ou des éléments qui émettent des rayonnements ionisants. En principe, tous les radio-isotopes qui émettent suffisamment de rayons gamma peuvent être détectés par le système AGS, mais la hauteur et la vitesse de l'hélicoptère sont importantes. En effet, les détecteurs doivent être capables de voir suffisamment la source. Dans des circonstances normales, les détecteurs ne détectent que les radio-isotopes naturels, tels que le potassium-40. C'est d’ailleurs la principale source de radioactivité dans le corps humain. En cas d'urgence nucléaire, comme une catastrophe nucléaire, le césium et l'iode seront également détectés. Il s'agit de radio-isotopes artificiels qui n'existent pas dans la nature, mais qui proviennent de sources de rayonnement créées par l'homme.

Aujourd’hui, lors du vol au-dessus de Tihange, seuls les isotopes d’origine naturelle étaient détectables. L'essai ne visait donc pas à détecter des isotopes artificiels, mais plutôt à tester le système et le logiciel de visualisation associé et à s'entraîner à l'installation du système dans l'hélicoptère. La région autour de la centrale nucléaire de Tihange se prête parfaitement à un tel exercice, car le paysage vallonné de la vallée de la Meuse présente une difficulté supplémentaire pour déterminer l'altitude de vol correcte de l'hélicoptère.

Qui sont les partenaires du projet ?

En tant que coordinateur de la cellule de mesure radiologique du Centre National de Crise, l’AFCN a organisé l'exercice. Le SCK CEN et l'Institut national des radioéléments (IRE) disposent tous deux d'un système de mesure AGS, mais pour le test d'aujourd'hui, c'est le système du SCK CEN qui a été utilisé. Les détecteurs ont été achetés il y a plusieurs années par le SPF Intérieur, par le biais du Fonds nucléaire, dans le cadre de la préparation aux situations d'urgence nucléaire. La Défense a fourni un hélicoptère et un pilote.